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Le plaintif

Le plaintif est celui qui montre ses souffrances pour appeler à ce qu'un sauveur vienne l'aider. Lorsqu'un sauveur vient et qu'il tente de le sauver, le plaintif trouve une autre chose à dire pour se plaindre et le sauveur une autre manière pour ce que le plaintif ne se plaigne.

Dans ce schéma, le plaintif ne fait que se plaindre sans vouloir changer, comme le sauveur qui ne veut pas cesser de sauver le plaintif.

En vérité, le plaintif comme le sauveur ne peut influencer sur l'autre. Chacun est dans sa peur. Dans le cas du plaintif, d'avoir peur de sa souffrance, dans le cas du sauveur, d'avoir la peur que son prochain ne puisse s'en sortir sans lui.


Et donc tant que le plaintif ou le sauveur ne s'observe pas, ce schéma de plaintif/sauveur se perpétue sans grande libération chacun alimentant la souffrance de l'autre.

A partir ce moment-là, peut émerger une observation. Celle que l'on ne peut être sauvé par quelqu'un ou celle qu'on ne peut sauver quelqu'un.


Quel intérêt donc ? aucun. Mais laissez-moi vous dire ceci : en observant qu'il n'y personne pour nous sauver, tout comme il n'y a personne à sauver met l'individu devant sa responsabilité de s'accepter tel qu'il est, et de ce fait, de cesser d'attendre une aide extérieure ou de devoir aider quelqu'un autre que soi.

De cette prise de conscience peut émerger donc la responsabilité de l'individu vis-à-vis de lui et donc ainsi ne plus être sous le joug de la peur et d'être conscient de qui il est, au profit de son bonheur et du bonheur de l'autre.

Car pour le plaintif voir que personne ne peut l'aider lui renvoi l'image que, de plus il se plaint, de moins il a de réponse. Dans cette position, il traverse sa souffrance seul tant qu'il y a de la souffrance à éprouver. Et dès lors où il en a assez de souffrir, il se calme, il reprend ses esprits et traverse sa souffrance et est lui.

Quant au sauveur, le fait de voir ses efforts à aider le plaintif ne pas aboutir, puisque étant dans la démarche d'aider le plaintif, avec pour support une discipline juste, étant confiant dans sa discipline, se maitrise, et se maitrisant, laisse le plaintif avec cette discipline à appliquer que lui s'applique déjà, cesse d'alimenter une situation où il ne peut faire à la place du plaintif et laisse le temps à ce dernier de mettre en application cette discipline, le temps étant le facteur que le plaintif manque et dont le sauveur n'a plus besoin d'alimenter.

Ainsi, le schéma de plaintif/sauveur est rompu. Tant que le plaintif ne mettra pas en pratique la discipline enseigné par le sauveur, il restera à se plaindre. Quant au sauveur, tant que le plaintif existera, il aura des occasions de montrer la voie et aussi de se maîtriser à rester droit avec sa discipline, pour éviter de tomber dans l'illusion que l'autre est à sauver sans pour autant ignorer la plaintif qui pourrait l'acculer de l'aider encore et encore si ce dernier l'aurait négligé.


Car oui au-delà du schéma plaintif/ sauveur, il y a une notion commune envers ces deux individus, c'est la suivante: ne pas souffrir.

Pour le plaintif, c'est pouvoir atteindre le bonheur une fois sa souffrance passée, et pour le sauveur, c'est ne pas se sentir supérieur envers son prochain, car il ne saurait être le sauveur s'il ne l'aide pas, puisque son bonheur en dépend.


Donc pour être cet individu débarrassé d'un enfermement comme la plainte ou l'aide, ce dernier doit prendre conscience dans la situation auquel il se trouve pour l'accepter, sans l'enjoliver ni la réduire et ainsi la traverser et atteindre la source qui coule en lui, qui est la vie. Une fois trouvé, connecté à la source, il vit sa vie, jouit des bonheurs de la vie puisque voyant la vie telle qu’elle est, c'est à dire ni mauvaise ni bonne non plus.


Voilà Mr Mme comment traverser l'existence en tant qu'individu, que l'on soit le plaintif ou le sauveur ou le spectateur et dont la vie est ce qu'elle est.


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